La vaccination a limité l’impact en 2025, mais le risque persistera en 2026 !
Bien que la Belgique2 n’ait connu que quelques cas en 2025 grâce à la campagne de vaccination obligatoire contre le FCO-3 et le FCO-8, la circulation du virus est bien réelle :
- En juin, le premier cas de FCO-3 a été détecté en Wallonie chez des animaux vaccinés présentant peu de symptômes.
- En août et en septembre, deux cas de FCO-8 ont été observés :
- L’un chez un animal vacciné présentant des symptômes légers ;
- L’autre chez de jeunes animaux non vaccinés destinés à l’exportation, qui ont été testés positifs par PCR mais ne présentaient aucun symptôme.
Risque accru chez les jeunes bovins nés après le 1er janvier 2025
Les animaux nés après le 1er janvier 2025 présentent un risque accru d’infection par la fièvre catarrhale ovine. La probabilité qu’ils aient été en contact avec le virus de type sauvage est plus faible que chez le bétail plus âgé.
En outre, ces animaux n’ont pas été inclus dans la campagne de vaccination menée en 2025, de sorte que beaucoup d’entre eux sont probablement encore immunologiquement naïfs.
- Étant donné que le taux de remplacement chez les bovins oscille autour de 30 %, on peut raisonnablement supposer qu’en l’absence de vaccination, au moins 30 %3 de la population est sensible au virus de la fièvre catarrhale ovine au début de la saison vectorielle.
- Chez les moutons, chez lesquels la maladie provoque généralement des symptômes plus graves, une proportion encore plus importante de la population sera composée de jeunes animaux non vaccinés d’ici l’été.
Recommandations concernant la fièvre catarrhale ovine pour 2026 : la vaccination reste cruciale
En raison de la présence persistante des sérotypes FCO-3 et 8, la vaccination reste fortement recommandée en 2026. La vaccination prévient les symptômes graves, même en cas d’infection.
Chez les veaux, la maladie entraîne souvent un retard de croissance, ce qui peut entraîner une diminution de la production de lait lors de la première lactation, une fertilité tardive et des coûts de traitement plus élevés5.
Chez le bétail adulte, la fièvre catarrhale ovine peut entraîner divers problèmes de santé graves6,7, notamment :
- Mortalité
- Symptômes généraux tels que fièvre, gonflement et boiterie
- Avortement
- Anomalies congénitales
Diminution de la production de lait
En outre, le virus peut rester présent pendant une longue période chez les animaux infectés (jusqu’à 200 jours)4, ce qui facilite sa propagation par les moucherons. Ceux-ci contribuent ainsi à la propagation et à la persistance du virus de la fièvre catarrhale ovine au sein de la population.
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1. Website: Overal blauwtongbesmettingen behalve in Nederland - Nieuwe Oogst - laatst geraadpleegd: 22/10/2025
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2. Blauwtong (bluetongue) | Federaal Agentschap voor de veiligheid van de voedselketen - laatst geraadpleegd: 22/10/2025
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3. Gebaseerd op: Sectorinformatie | RUNDVEELOKET - laatst geraadpleegd 20/10/2025
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4. Bonneau et al., 2002. Duration of viraemia infectious to Culicoides sonorensis in bluetongue virus-infected cattle and sheep. Vet Microbiol. 2002 Aug 25;88(2):115-25.
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5. M.C. Windeyer – 2014 The effect of respiratory disease and a preventative antibiotic treatment on growth, survival, age at first calving, and milk production of dairy heifers
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6. Rushton J et al 2015 - Economic impact of Bluetongue a review of the effects on production
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7 . Factors associated with morbidity, mortality, and growth of dairy heifer calves up to 3 months of age
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BE-RUM-0029-2025-10-2025